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Ali AMAHAN, President du Migrations et Developpement Local
Mesdames et Monsieurs, je voudrais dabord remercier le Bureau de Maroc-Amitié qui ma permis de vous présenter notre Association « Migration et Développement Local ».
Cette présentation sera assez succincte pour laisser plus de temps au débat et à la discussion, En effet, notre Association opère dans plusieurs domaines, avec divers partenaires, et sa nature suscite plusieurs interrogations.
LAssociation de Migration et Développement Local ( plus de 40 ). Elle constitue une sorte dinterface entre lassociation mère qui est Migration et Développement France (M.D) et les associations villageoises.
Pour mieux comprendre M.D.L., il est nécessaire dévoquer lhistorique de Migration et Développement France.
LAssociation « Migration et Développement » a été créée en France (dans les Hautes Alpes) en 1986 par un groupe dimmigrés marocains, à linitiative de L.Jamal, ouvrier originaire de lAnti Atlas (cercle de Talloine province de Taroudant).
Ce groupe dimmigrés, fondateur de lAssociation, fondateur de lAssociation, travaillait dans une usine de Péchiney à lArgentiére-La Bessés, dans les Hautes Alpes, Cette usine a fermé ses portes en 1984 et négocié le départ des ouvriers immigrés étrangers, notamment marocains.
Au départ, lAssociation M.D (Migration et Développement) avait pour but de préparer le retour au Maroc des ouvriers licenciés, Dailleurs, le premier nom de lAssociation était « Retour et Développement ». Cependant, on sest aperçu que lintégration et linsertion de ces personnes dans leur villages dorigine posaient un certain nombre de problèmes. Car, même si les conditions de vie de ces immigrés dans leur lieu de travail étaient difficiles, ces derniers sétaient habitués à un certain confort ; électricité, eau potable, soins médicaux etc.
Cest ainsi que lAssociation M.D a commencé à initier des projets dans le domaine du développement des villages. Le premier projet réalisé remonte à 1989. Il sagit de lélectrification de village dimgoun dans le cercle de Tallouine.
Parallèlement à cette initiative de M.D, jai personnellement suscité la création dune association régionale : « lAssociation Socio-culturelle des Ghoujdama » à Casablanca en 1992.
Cette Association regroupe les « immigrés » de la tribu des Ghoujdama dans le Haut-Atlas, Elle sest donnée comme objectif de participer au développement des localités dorigine.
En 1994, Nous avons créé léAssociation « Migration et développement Local » (MDI). Cette dérnière regroupe les associatuins villageios initées par « Migration et Développement », plus lAssociation Socio-Culturelle des Choujdama et un certain nombre de techniciens dingénieurs et de sociologues.
Aujourdhui, lAssociation M.D.L. est une féderation de 45 association villageois.
M.D.L. associe les efforts des immigrés vivant à létranger et ceux des personnes originaires des villages, qui travaillent dans dans dautres régions du pays, Ainsi, le concept d « immigré » doit être compris au sens large. Il englobe limmigration interne, (je suis par exemple, considéré par mon village comme un « immigré », même en habitant Rabat).
A ce jour, notre association à réalisé de nombreux projets dans différents domaines.
Plusieurs dizaines de techniciens et animateurs ont été formés (nos réseaux délectrification sont réalisés à 100% par nos techniciens).
Plus de 40.000 personnes ont bénéficié des actions de lAssociation.
Lorsquun village adresse une requête â lAssociation
M.D.L., celle-ci exige les trois conditions suivantes :
Cependant, la création dune association villageoise présente un certain nombre de risques :
Consciente de ces risques, M.D.L. a un autre objectif : aider les communautés rurales à sorganiser et à moderniser leur organisation traditionnelle. De quelle façon? En essayant, grâce à ses animateurs, de conciller lAssociation et Jemaâ, et, par là, dassocier toutes les composantes du groupe (femmes, jeunes) à la gestion des affaires publiques de la communauté.
M.D.L. vise également à faire des habitants, des « usagers-citoyens » responsables et capables de se prendre en charge.
En effet, lorsquon gère son énergie, on peut aborder sans crainte, la modrnité. Lorsquon a appris à demander des comptes aux membres du bureau de lAssociation, on peut aussi tenter de les demander aux Elus et aux Représentants de lEtat. Cela est important.
Le but finale de tout projet et de réinvestir la solidarité du groupe, ce « capital social », selon une formule consacrée par les théoriciens de ce concept tels James COLEMAN, Robert PUTMAN ou encore Francis FUKUYAMA, dans le développement des localités, et de permettre à cette solidarité de perdurer.